Traducteur 2.0

Traducteur 2.0

De nos jours, il est impossible de sortir dans la rue, d’entrer dans le métro ou dans un café sans voir quelqu’un les yeux fixés sur son smartphone ou sa tablette, captivé par sa partie de Candy Crush ou par la lecture de son dernier e-mail. Les nouvelles technologies sont partout, personne n’y échappe et ce, pour le meilleur et pour le pire. Bien sûr, ces changements ne se limitent pas à notre sphère personnelle, ils ont atteint le marché du travail et les bureaux de millions d’entreprises à travers le monde. Les agences de traduction ne font pas exception et, au cours des deux dernières décennies, les traducteurs ont vu leur métier transformé par les nouvelles technologies. Fini les dictionnaires et les livres de grammaires en version papier, à présent, les ressources informatiques sont au cœur de notre profession.

Les outils de traduction assistée par ordinateur (TAO) font notamment partie de ces ressources informatiques qui, avec l’arrivée d’internet, ont révolutionné notre façon de travailler. La TAO est un domaine qui s’est développé dans le but d’aider les traducteurs dans leur tâche. Les logiciels de TAO fonctionnent grâce à un processus de segmentation : une fois qu’un fichier a été importé dans le logiciel, ce dernier génère automatiquement un espace de travail avec, d’un côté, les segments à traduire dans la langue source et, de l’autre, des cases vides à remplir avec la traduction correspondante des segments dans la langue cible. Ce système repose sur l’utilisation de mémoires de traductions. Ces mémoires sont des recueils de traductions réalisées préalablement par un traducteur qui sont alimentées grâce au logiciel. Une fois complétées, ces mémoires peuvent être réimplantées dans de nouveaux projets et c’est là que toute leur utilité est révélée. En effet, si le document que nous traduisons présente un contenu similaire à des documents que nous avons traduits précédemment, la mémoire de traduction générera des propositions de traductions selon un seuil de similitude programmé dans le logiciel. Ce seuil dépend d’un degré de correspondance entre le nouveau segment que nous souhaitons traduire et le segment déjà enregistré dans la mémoire. En fonction de notre programmation du logiciel, si celui-ci reconnaît un segment présentant une correspondance de 75 % ou plus avec un segment de la mémoire, la traduction de la mémoire sera proposée au traducteur qui devra ensuite évaluer sa pertinence et la modifier s’il le juge nécessaire.

Bien que ce système puisse sembler en quelque sorte « automatisé », il ne faut pas confondre mémoire de traduction et moteur de traduction automatique. Une mémoire est constituée à partir de traductions réalisées par des traducteurs humains alors qu’un moteur de traduction automatique propose des traductions générées à partir d’algorithmes artificiels.

Ainsi, les outils de TAO, bien que très utiles, ne sont pas toujours simples d’utilisation et beaucoup de traducteurs n’ont pas encore sauté le pas et tenté de les apprivoiser. En effet, avant que le logiciel ne nous permette réellement de gagner du temps, toute une phase de prise en main et de programmation est nécessaire. Chez ALLTRADIS, nous utilisons le logiciel Wordfast depuis 10 ans mais nous n’en faisons pas une utilisation systématique. En effet, dans certains cas, ce fonctionnement par segments de traduction diminue la qualité des traductions, notamment pour des documents plus rédactionnels où la segmentation engendre un manque de fluidité. Les outils de TAO doivent donc toujours être utilisés à bon escient et au cas par cas.

Petit lexique de la TAO

  • Segment = unité de traduction générée automatiquement par le logiciel. Un segment peut correspondre à une phrase, à un titre ou simplement à une date.
  • Mémoire de traduction = recueil de traductions effectuées précédemment par un traducteur.
  • Seuil de similitude = seuil de correspondance entre un segment à traduire et un segment déjà traduit enregistré dans la mémoire (en %).
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